Mers El kébir : où se situer aujourd'hui ?

Mers El kébir : le grand port

carte1C'est la partie du Golfe d'0ran comprise entre la pointe de Lamoune constituée par la chute à la mer du Pic de Santa Cruz et la Pointe de Mers el Kébir, extrémité du djebel Santon, soit à une distance de 7 km d'Oran. En 1940, seul existait un épi de 900 m, perpendiculaire à la pointe portant le fort. Dès février, la construction d'une jetée abri de 2000 m (la jetée Est) fut entreprise ainsi que celle d'un quai d'accostage à grande profondeur de 1200 m de long. La défense du plan d'eau et des structures portuaires furent aussi aménagées. A l'extrémité de l'épi, des filets furent disposés pour défendre la rade contre les attaques sous-marines. Sur les flancs rocheux, une défense côtière imposante protégea la baie. A la batterie de 75 mm du fort, s'ajoutèrent quatre pièces de 194 mm établies sous le fort de Santon, dispositif complété dans l'Est d'Oran par deux pièces de 240 mm installées au Canastel et quatre pièces de 120 mm à Gambetta. Des batteries de 75 mm sur le Murdjadjo, à Gambetta, dans le fort et au Marabout(sous le fort de Santa Cruz) assuraient la défense aérienne, complétée par trois sections de mitrailleuses de 8mm et 13,2 mm pour la défense rapprochée du plan d'eau. Dans cet havre de paix, calme et paisible, étaient amarrés les bâtiments de la Force de Raid, l'arrière à la jetée et l'avant mouillé sur deux ancres. Dans l'ordre de la terre vers la sortie sur le large se trouvaient le Dunkerque, la Provence, le Strasbourg la Bretagne, et à côté de celle-ci, le Commandant Teste, transport d'avions. Vers St André, sur le plan d'eau, on apercevait les contre- torpilleurs : Mogador, Volta, Terrible, Tigre et Lynx. Rien ne semblait troubler la tranquillité de ce port qui, le 3 juillet, allait servir de décor à une véritable boucherie. Les marins de cette Force ignoraient qu'en cet endroit, une fin tragique scellerait leur destin.